Muriel Lefebvre

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J'ai vu Sisyphe heureux
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J’ai vu Sisyphe heureux

Composition & Interprétation – Kim Aubert 

Mise en Scène – Muriel Lefebvre 

Costumes – Camille Lamy

extrait du texte de Katerina Apostolopoulou

J’ai vu Sisyphe heureux, Albert Camus et Shūzō Kuki l’écrivirent en nous demandant un effort d’imagination : “il faut imaginer Sisyphe heureux”.

Katerina prend le relais et complète cette phrase par une affirmation. Oui, le bonheur existe même si la vie peut paraître un calvaire, un poids, une lourde peine. 

Les trois récits de Katerina dépeignent la vie du peuple grec, une vie digne sans ornement ni apparat. Nous sommes du côté des pauvres, où le rien n’est en aucun cas synonyme de malheur ou d’échec social. Ces vies mettent au cœur de leur chemin l’amour, l’altruisme, le courage et tant de notions humanistes souvent mises de côté. Nous pouvons voir dans chaque histoire une volonté de vivre et un amour certain pour les autres. Trois contes et peut-être aussi trois époques rassemblant la même philosophie en faisant un pied de nez à notre société contemporaine.

Avec ces récits nous nous mettons face à l'implacable réalité de la vie et de la mort. Cette mort rendant les femmes et les hommes égaux et qui nous replace à notre simple condition humaine.

“Aimez-vous les uns les autres, 

Tout de suite, 

On manque de temps !” comme le cri Fotis, un des personnages de Katerina.

Quand je lisais ces trois poésies, je me sentais envahie par des émotions fortes, j’étais seule avec moi-même face à ma vie. 

Le livre fermé, mon visage, mon corps, les battements de mon cœur étaient comme apaisés, à la fois vidés et remplis par la dureté et la beauté de la vie.

C’est un livre miroir, où chaque histoire personnelle nous rappelle que notre vie n’est certes pas extraordinaire mais qu’il faut en prendre soin, l’adoucir, la chérir.

Comment mettre en lumière ces histoires sans briser le parcours intérieur de chacune et de chacun ?

Donner à entendre ces histoires comme une chanson, à la fois pour soi et pour le monde entier.

Donner à ressentir, à vibrer ensemble comme lors d’une veillée, faire partie d’un groupe le tant d’une soirée.

Donner à apaiser, à penser, l’air de rien autour d’un café.

Donner de la joie en toute simplicité, sans tricher, sans vanité.

Pour qu’à la fin nous repartions chacun chez soi tous plus humain que nous l’étions.